avril 2010
Le Web 2.0 “crisogène” et “anxiogène” ?
Publié le 26 avril 2010 à 18:08

17 mars 1978, le pétrolier Amoco Cadiz (234 000 tonnes de pétrole) brisé devant Portsall (photo Gilles Klein/Sipa Press prise depuis un hélicoptère Super Frelon).
Catastrophique, anxiogène, le Web 2.0 et la marée noire, même combat ? Je souris de voir, en 2010, des observateurs nous expliquer avec une sémantique, quelque peu alourdie d'un vocabulaire fleuri, que le Web 2.0 est énervé, dans un tourbillon frénétique de buzz aussi urgents que peu intéressants qui retombent aussi vite qu'un soufflé au fromage se dégonfle pour être remplacés par d'autres, dans la seconde d'après. Bref, le Web 2.0 générerait la crise, l'angoisse, la panique, le vide du buzz bulle de savon, l'une chassant l'autre, l'autopromo de l'égo de chacun au sein de micro communautés d'influence, dont chacun se veut le nouveau gourou (détrônée une minute plus tard) en répercutant le premier, l'annonce du tremblement de terre d'Haïti, ou de la date de sortie de l'iPad, ou celle de Windows 8
Nos nouveaux oracles semblent avoir perdu la mémoire, à défaut de perdre l'envie de fabriquer du discours, pour annoncer doctement tout et rien, de la "fin des médias traditionnels", à la "fin du journalisme", en passant par les "nouvelles formes de guerre". Ils semblent avoir oublié que l'information permanente, le bruit permanent (avec l'annonce de nouveaux accidents, catastrophes, attentats, épidémies, démissions, crises diverses, vraies ou fausses, durables ou ineptes, simple fait divers ou tendance de fond, quelques fois déja terminées quand on commence à en parler), n'est pas née avec les réseaux sociaux (Facebook,Twitter, et autres) qui sont à la mode cette année, ou l'an dernier. Nos "sages" dont c'est le fond de commerce, le message de base (lui aussi répétitif, mais il ne faut pas leur dire) devraient peut-être aussi souligner qu'il ne s'agit que d'un prolongement de l'info permanente qui existait deja avant avec le flash, l'urgent, dès qu'une nouvelle "importante" interrompait les programmes : assassinat de Kennedy dans les années 60, inondation, fuite de gaz, putsch des généraux à Alger, accident d'avion, mort de Georges Pompidou, fin de la prise d'otage du patron d'une usine en grève, etc.. Bref, l'info vraie, fausse, le buzz, la tendance a , après les moyens habituels depuis al Seconde Guerre Mondiale, des vecteurs spécialisés depuis plus de 25 ans : CNN est née en 1985, France Info est née en 1987, LCI en 1994, le Web en 1995, France 24 en 2006.
Bref exemple aujourd'hui avec cette "Université du désastre" (pour reprendre le titre d'un livre de Paul Virilio) pratiquée par deux compères d'un jour : dans sa saison 2 (la saison 1 ayant été "consacrée à mes réflexions sur l’avenir du journalisme à l’ère d’internet" qui lui semble assez sombre, c'est le moins que l'on puisse dire, le délicieux Narvic (N) nous parle encore un peu de cet "Après le journalisme" (Pourquoi ne pas titrer "Après la fin du monde" le ton est si grave que cela doit être pareil) en expliquant que "C’est fini pour les journaux quotidiens. Leur effondrement est inexorable". Je m'interroge au passage : si "c'est fini" est-il encore nécessaire de nous en parler à longueur de journée, pardon, de blog ? Cette fois l'ami (je me considère comme son ami - tant pis pour lui, cela lui apprendra à avoir une page de "fans sur Facebook" voir plus loin - il ne le sait pas, ce que je comprends, on ne s'est jamais vu, ni parlé, et il m'a simplement brièvement expliqué un jour par mail, en quoi j'avais tort sur je ne sais plus quoi, ou en quoi nous n'étions pas d'accord. Ami donc à mes yeux, c'est l'effet vu à la télé, non pardon, vu sur Internet, je l'ai lu, donc je me sens ami ;-) Donc "l'ami" N nous dit sous le titre "L'info virale sème la panique" ce dimanche "Je lis aujourd’hui un billet de François-Bernard Huyghe, publié le lendemain du mien sur ce blog (Paysage de l’information après la bataille), qui lui répond et le prolonge, comme en échos" On notera ce "lendemain du mien" qui peut se lire comme "les grands esprits se rencontrent" ou bien, mais je le pense pas, vu que nos deux compères semblent vouer aux gémonies, le caractère primal et bestiaire de l'internaute hyper connecté et les réseaux sociaux, leur buzz et leur égo type "je suis le premier à l'avoir répété".
Le texte de N publié hier, sous le titre "L'information après la bataille" nous disait entre autres que "savoir se déconnecter commence à (re-)devenir un atout et prendre du recul un excellent moyen d’apporter une valeur ajoutée à sa production en ligne. Je parle bien ici de production et non de simple présence en ligne. Sans contenu, cette présence se ratatine bien vite en une sorte d’agitation phatique : « Hello the World ! » Avec la limite contrainte des 140 signes d’un système de messagerie publique comme Twitter, on surfe d’ailleurs en permanence à la limite de cette communication sans contenu." N emploie le mot production, un terme "capitaliste" aux yeux des (défunts) marxistes et continue avec des intertitres "De la frénésie à la panique" en passant par "Le désespoir du journaliste" puis "Le malaise et la gangrène" (nous sommes aux urgences - vraies ou fausses- ou dans un service de soins intensifs ? Il y a de l'espoir ! Je croyais que nous étions à la morgue !). Puis N conclut son texte "On ne saurait que conseiller à tous les journalistes aujourd’hui de se plonger dans le livre passionnant du philosophe Jacques Rancière sur « Le maître ignorant. Cinq leçons sur l’émancipation intellectuelle »."
Narvic ne dit pas dans ce texte que l'information est un commerce, ce qui est pour moi une évidence (je suis sérieux), le journal est un produit qui se vend (ou pas d'où la crise pour certains), qui s'achète (idem), que l'information n'est pas gratuite, qu'elle est payée par le lecteur, l'auditeur, le téléspectateur et/ou la publicité (cela m'inclut bien sûr, moi qui suis journaliste, et on me paie pour cela, si le journal se vend, en ce moment, je suis (très peu) payé par Arrêt sur Images où je suis permanent depuis l'ouverture du site, payé parce qu'il y a des abonnés qui paient 35€/an). D'ailleurs, juste sous cette phrase ultime envoyant au livre de Rancière, on trouve, placé par Narvic, un encadré commercial avec la couverture du livre : en un clic nous voilà chez Amazon, qui versera une faible commission à N, si vous finalisez votre achat. du dit livre de Rancière. Oui l'info, le conseil, c'est un commerce. De plus, ces réseaux sociaux dont certains disent qu'ils nous étourdissent, nous abrutissent, nous volent notre vie privée, si on n'y prend garde, N y a créé une page, une page Facebook, qu'il a appelé "fan de Nonövision". Comme pour Coca Cola et autres marques, cela vous permet de vous déclarer fan, non pas de sa marque, mais de sa "production" de son blog. Le mot fan inclut-il la réflexion critique, la déconnection distanciée, je ne suis pas sûr.
Narvic nous renvoie donc à un billet de FB (non je ne parle pas de Facebook, mais de François Bernard Huygues) dont il cite un extrait "cette structure est intrinsèquement crisogène comme on dit anxiogène. Elle l’est d’abord par sa structure panique, propice aux contagions instantanées. Les réseaux sociaux en particulier semblent faits pour propager ce que les pratiquants appellent précisément des alertes : de par la brièveté du message lapidaire, de par la vitesse de sa diffusion, de par le sentiment d’urgence perpétuelle qu’ils instillent : tout événement semble à la fois appeler une réponse immédiate et comporter des développements en chaîne, menaçants ou prometteurs de nouveaux rebondissements. Le côté implicatif de la forme message qui nous rappelle que « nous » sommes concernés, qu’il nous faut faire quelque chose - ne serait-ce qu’un clic ou une réexpédition - , cela suppose une tension perpétuelle, renforcée par le sentiment de ressentir les flux qui passent pas nous. Dans une configuration qui favorise le « tous vigie, tous en alerte », la différence entre l’urgent et l’important tend à s’effacer dans la perpétuelle compétition entre les nouvelles et les mobilisations, sorte d’état d’exceptions psychologique sans relâche. D’autant que celui qui a réagi le premier - « être hyperréactif » est devenu un compliment- reçoit une sorte de prime en terme d’attention des réseaux. L’obsession du scoop, de savoir avant , de produire avant le concurrent une information dont la valeur « de surprise » sera dégradée dans quelques heures ou dans quelques minutes est maintenant le lot de l’internaute moyen. L’urgent tend aussi à se confondre avec l’intense : nous entendons par là que, pour ceux qui sont placés sur les nœuds les plus riches de circulation des messages, leur nombre s’accroissant en quelques instants à propos crée facilement l’impression de l’exception ou l’illusion que le monde entier se passionne soudainement pour un événement."
Le billet de Huygues (le lire me rajeunit nous étions en classe ensemble, nous apprîmes le latin et le grec, mais je ne l'ai pas vu depuis longtemps, et je mourrai sans doute avant notre prochaine rencontre, comme Philippe Val - ex Charlie Hebdo, actuellement France Inter -, autre camarade d'école, de philo, pardon) est titré " Web 2.0, propagation et crise" et souligne : "Outre le facteur vitesse, ce mode de circulation de l'information est rebelle à toute forme de contrôle. Récemment l'OMS se plaignait de la façon dont le mot "pandémie" (mot paniquant par excellence) s'était répandu sur les réseaux sociaux et avait très rapidement pollué le débat."
François Bernard sépare le débat public de la partie commerciale de son blog (est-ce possible ? Le journal, et le journaliste oublient-ils ce non dit que l'info est un commerce ?) qui n'est pas loin, comme chez Narvic, mais à un stade plus élaboré on lit, ce qui à l'avantage d'être clair, : "Huyghe Infostratégie" est une Sarl fondée par l'auteur. Elle propose des formations et conférences, du conseil éditorial et des manifestations en intelligence économique et stratégique, sécurité, décryptage des médias, guerre de l'information, influence... Bref, tous les thèmes traités sur ce site. Mais si les autres rubriques servent à diffuser des idées et contenus gratuits, celle-ci s'adresse à d'éventuels clients intéressés par les prestations de F.B. Huyghe."
En tout cas François Bernard et Narvic semblent avoir un peu oublié Paul Virilio dont ils répètent, un paquet d'années après, le mantra, développé dans ses livres, dont les titres (et le vocabulaire qu'ils emploient) font écho aux mots anxiogènes qu'ils emploient tous les deux, des titres qui résument en trois lignes leurs longs développements : du Cybermonde, la politique du pire (2010) à L'Ecran du désert chroniques de guerre (1991) en passant par Le futurisme de l'instant, stop-eject (2009) ou La vitesse de libération (1995) sans oublier Ville panique ailleurs commence ici (2004) ou L'université du désastre (2007) et bien sûr Vitesse et Politique : essai de dromologie (1977).
Là-dessus je remonte dans mon phare et ferme la porte à double tour, j'espère que l'ineptie de mon propos laissera de marbre mes deux "amis", pour éviter une correction numérique brève ou élaborée....
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La fin du mensuel SVM qui cesse de paraître
Publié le 23 avril 2010 à 09:09


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medias
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Elections britanniques vues par une blogueuse expatriée
Publié le 22 avril 2010 à 09:45

On lit souvent que c'est la fin du blog, tué par Facebook ou Twitter. je ne le crois pas du tout. C'est la fin de la mode du blog, heureusement, et la mort de cette mode est antérieure, à mes yeux, à la mode des réseaux sociaux. Bref, je continue donc à lire avec intérêt les blogueurs qu'ils soient journalistes ou non, surtout quand ils contribuent à donner un regard direct, subjectif, polémique ou non, mais personnel sur des événements, des faits de société, des pays ou des politiques.
Aujourd'hui une utilisatrice de Twitter (comme moi, ce qui prouve que l'un n'empêche pas l'autre) une juriste "Belge qui adore la France et qui vit à Londres" (pourquoi ne pas avoir mis un drapeau belge ?) démarre un blog qui parle, entre autres, des prochaines Elections britanniques
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politique
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La Mafia de l'Internet : la neutralité du Net vue d'Allemagne
Publié le 21 avril 2010 à 06:40

En gros, mon allemand est plus que flou "Devant Dieu, et la loi, l'Internet doit être le même pour tous. Mais les opérateurs de télécommunications d'Europe et des Etats-Unis veulent un Internet à deux vitesses. Celui qui paie passe d'abord. Celui qui refuse sera diffusé lentement ou même sera exclus"
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La Tribune sur iPhone
Publié le 16 avril 2010 à 10:23
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Double page de présentation de la version 2 de l'appli iPhone du quotidien économique la Tribune. Application gratuite mais accès payant au journal : 0,79 €/numéro ou 7,99 €/mois.
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Le grand retour des "business angels" (La Tribune)
Publié le 16 avril 2010 à 09:31
Le grand retour des business angels aux yeux de la Tribune qui consacre trois pages au sujet ce vendredi 15 avril voir le portrait de Jérémie Berrebi avec des ailes.
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business / medias
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Réveil du cybersquatting (Les Echos)
Publié le 15 avril 2010 à 15:31
Le quotidien Les Echos daté de ce jeudi 15 avril évoque, page 22, un réveil du cybersquatting avec l'achat de nom de domaine très proches de celui de grandes marques à une lettre près.Du 30 mars au 11 avril, en trois vagues, ce sont 738 noms de domaine en .fr qui ont été réservés. Des noms visant des marques et, en général, les auteurs ont changé une lettre dans le nom de celle-ci pour récupérer le trafic Internet issu des fautes de frappe. Exemple : googele.fr, ailymotion.fr, confarama.fr, vingtminutes.fr ou facezbook.fr. Même l’Etat est visé, avec interieurgouv.fr. Les noms ont été enregistrés auprès d’un registrar (les entreprises qui permettent de réserver un nom, pour lequel on s’acquitte en général de quelques euros par an, NDLR)… situé aux Bahamas. (...) Pour l’Afnic, le phénomène reste marginal. Les noms de domaine litigieux concerneraient moins de 1 % de l’ensemble des .fr déposés. Et, depuis le début de l’année, sur 635 noms signalés, la moitié ont été supprimés.
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Internet, politique, rumeurs et plainte
Publié le 6 avril 2010 à 17:32
Sur le site du Monde, Pascal Froissart, maître de conférences à Paris-VIII, chercheur au laboratoire Communication et politique du CNRS et auteur de La Rumeur. Histoire et fantasmes (Paris, Belin) réagit aux déclarations de conseillers de l'Elysée parlant de complot à propos des Rumeurs sur le couple Sarkozy, qui sont suivies d'une plainte. ExtraitsA l'origine, cette rumeur ne devait pas sortir du microcosme journalistique, c'était une simple blague de potache qui ne devait profiter qu'à la personne qui en est à l'origine, journaliste ou non. Mais lorsqu'une information contestée est portée à l'attention du public (que ce soit sur des blogs ou sur les réseaux sociaux comme Twitter), la plainte est justifiée. Et cette affaire aura au moins le mérite de rappeler les règles du jeu quant à la diffusion de l'information sur Internet.
La rumeur n'apparaît dans aucun code, ce n'est pas un délit mais un diagnostic. Pour s'en défendre, les justiciables utilisent plutôt la plainte en diffamation, pour injure ou pour diffusion de fausses nouvelles. Je ne connais pas le lien entre l'Elysée et le Journal du dimanche, mais lorsque la société éditrice du Journal du dimanche porte plainte pour "introduction frauduleuse de données dans un système informatique", en se basant sur le terrain "technique", cela traduit une volonté de trouver un coupable plus que d'obtenir une condamnation pénale. Or ce n'est pas parce qu'on désigne un coupable qu'on obtient des explications. La rumeur est avant tout un phénomène collectif, sans intention véritable.
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politique
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Publicité appli iPad USA Today
Publié le 5 avril 2010 à 17:11
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iPad 700 000 ventes en un jour ?
Publié le 5 avril 2010 à 15:12

A la Une du quotidien national USA Today, daté du lundi 5 avril, sur une colonne, à droite, Gene Munster, un analyste de Piper Jaffray, estime que le premier jour des ventes de l'iPad a permis de venre entre 600 000 à 700 000 unités. Alors qu'il avait prévu 200 000 à 300 000. Munster estime que 75% viennent des pré-commandes tandis que le commandes en ligne actuelles seront honorées à partir du 12 avril.
Le deuxième article, au milieu, en bas de page, explique que graçe à l'iPad, les Tablets PC pourraient revenir et être à la mode.
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iPad L'Apple aux oeufs d'or (Libération)
Publié le 5 avril 2010 à 12:14


En 2000, autant dire à l’âge de pierre, Bill Gates, à l’époque gourou incontournable de l’innovation, présentait ce qu’il annonçait déjà comme le «produit du futur» : le Tablet PC. (...) L’ancêtre de l’iPad en quelque sorte, dont le flop commercial fut à la hauteur du buzz qu’il avait généré. (...) Chez Apple, l’idée de l’iPad existe depuis 1987, mais Jobs a choisi tout d’abord de lancer une première révolution, celle de l’iPhone et de ses milliers d’applications. C’est le succès de l’iPhone qui fera peut-être celui de l’iPad, (...) Les éditeurs de livres et de presse - Libération en premier lieu - veulent, eux aussi, parier sur un nouveau support de lecture - payant - de leurs produits. Comme aime à le répéter Steve Jobs, «tout est souvent question de timing»…
Le Web a été conçu comme une logique de circulation du savoir, où le micropaiement n’est pas le cœur du dispositif. C’était le cas du minitel, payant à chaque consultation dans un contrôle vertical. Dans l’espoir de capter l’utilisateur, Apple a construit sa stratégie autour du micropaiement. Pour entrer dans le système, dans l’iPhone en particulier, l’utilisateur est obligé de devenir un consommateur abonné. Ce système induit une verticalité, un contrôle, alors que le Web est très horizontal, sans centre. L’iPad est un peu le minitel 2.0… qui fait enfin miroiter un retour financier. Chaque organe de presse peut fabriquer ses propres applications, encore plus performantes, et entrer dans une logique de navigation qui permet de fermer sur le contenu qu’il veut vendre. Pour garder le lecteur chez soi.
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Thailande : Twitter à la Une
Publié le 4 avril 2010 à 15:04


Le "violent débat qui aurait opposé Jack Dorsey, Evan Williams et Biz Stone" illustrerait l'inquiétude grandissante provoquée par le mauvais côté, le revers de la médaille, le "dark side des réseaux sociaux comme Twitter".
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Prédire la carrière d'un film avec les Tweets qui en parlent
Publié le 4 avril 2010 à 09:09

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cinema / réseaux sociaux
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Brésil foot :les joueurs pourront Twitter pendant le Mondial
Publié le 3 avril 2010 à 20:00

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réseaux sociaux / sport
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Google a-t-il trop de pouvoir ? (Le Monde)
Publié le 3 avril 2010 à 17:15

Titre à la Une et double page dans Le Monde daté du samedi 3 avril : Google et son omniprésence dans l'univers d'Internet une fois de plus sur la sellette. Nouveau ? Extraits
Les critiques contre Google ne sont pas nouvelles Le géant américain de l'Internet a subi ses premiers procès dès le début des années 2000. Mais la pression a récemment monté d'un cran. Google paie d'abord le prix de son incroyable succès. En moins de dix ans, la start-up californienne, fondée en 1998 par deux étudiants de l'université Stanford, Larry Page et Sergey Brin, a réussi à faire de son moteur de recherche le plus populaire du Web, de très loin. Et à lui adosser un système de vente de publicités par mots-clés, devenu une source de revenus colossale. En 2009, le groupe a engrangé 23,6 milliards de dollars (17,7 milliards d'euros) de chiffre d'affaires pour 6,5 milliards de profits.
Cette position archidominante suscite appétits et inquiétudes que la crise économique a exacerbés : elle a affecté beaucoup de sites en ligne, mais quasiment pas Google. Dans l'incroyable foisonnement du Web, le groupe s'est rendu indispensable en devenant le super-aiguilleur de l'Internet. Ne pas apparaître dans les premières réponses qu'il donne aux questions des internautes condamne à l'anonymat.
" Les attaques viennent de concurrents et des industries traditionnelles, la presse, le livre, qui effectuent des transitions douloureuses vers le numérique et disposent d'appuis politiques ", suggère un responsable de Google.
"Les actions de lobbying sont aussi très actives en Europe. Selon les chiffres publiés par le registre volontaire des lobbyistes, Google aurait investi entre 450 000 et 500 000 euros en 2008 à ce titre. Pour défendre ses positions, des dirigeants du groupe, comme David Drummond, directeur juridique, n'hésitent pas à multiplier les déplacements et les rendez-vous en Europe.
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Google et les contes d'Andersen
Publié le 2 avril 2010 à 08:34


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just_for_fun
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Hacker français et fragilité de Twitter
Publié le 2 avril 2010 à 07:21

Le plus inquiétant est la façon dont il s'y est pris. Hacker Croll n'est pas un programmeur surdoué capable d'inventer des logiciels d'attaque ultrasophistiqués. Il a plutôt agi comme un enquêteur traditionnel, opiniâtre et astucieux. Tout d'abord, il a repéré que plusieurs techniciens chargés d'administrer Twitter possédaient par ailleurs des sites personnels. En consultant les registres officiels d'Internet, il obtient leurs adresses e-mails privées, puis se connecte sur le compte Yahoo!Mail de l'un d'entre eux. Se faisant passer pour lui, il déclare avoir perdu son mot de passe. Or pour en choisir un nouveau, il suffit de répondre à une "question secrète" (du type "Dans quelle ville êtes-vous né ?"). En lisant attentivement le blog de sa victime, Hacker Croll y trouve une masse d'informations : âge, code postal, ville de naissance, loisirs, etc.
Par déduction, il parvient à répondre à la question secrète, change le mot de passe et s'empare du compte. Il lance alors une recherche dans les archives et récolte des mots de passe plus stratégiques, permettant de prendre les commandes des serveurs Twitter. De proche en proche, il s'introduit dans d'autres comptes, y compris celui d'Evan Williams, directeur général de l'entreprise, et de son épouse... Il parvient même à prendre le contrôle du nom de domaine "twitter.com" : s'il l'avait voulu, il aurait pu détourner le trafic Twitter vers un autre site Web.
Par Gilles Klein - Dans la catégorie
Web 2.0
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