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"Facebook et MySpace augmentent les risques de suicide"

Publié le 2 août 2009 à 16:47


Sunday Telegraph

Le bas de la Une du Sunday Telegraph dimanche 2 août 2009


"Facebook et MySpace augmentent les risques de suicide chez les adolescents" estime Vincent Nichols archevêque catholique britannique dans une interview publiée à la Une de l'édition dominicale du quotidien Daily Telegraph. Vincent Nichols ajoute que "Nous perdons notre aptitude à réagir en société, notre savoir-faire en matière d'interaction avec d'autres humains qui nous permet de décrypter l'humeur d'une autre personne, de lire le language corporel, d'être patient jusqu'au moment où l'on peut engager une discussion sur un point délicat. L'utilisation trop exclusive de communication électronique déshumanise la vie en communauté et le savoir vivre ensemble"


Daily Mirror, Bebo

The Daily Mirror du 30 juillet 2009

Ce commentaire peut paraître un peu décalé mais il intervient dans un contexte particulier. On parle beaucoup en Grande Bretagne du suicide (avec des médicaments) d'une adolescente âgée de 15 ans, la semaine dernière (exemple avec cet article du Daily Telegraph ou avec cette page publiée dans le quotidien populaire Daily Mirror reproduite ci-dessus). Suicide qui aurait été provoqué à une campagne de dénigrement concernant son apparence physique et sa manière de s'habiller lancée par des camarades de calsse sur le site communautaire Bebo très populaire en Angleterre alors qu'il est peu connu en France. La jeune fille avait demandé à ses parents de ne pas aller en classe le lendemain, mais ceux-ci avaient refusé.

Il est clair qu'un adulte fatigué ou un enfant un peu fragile peuvent suréagir face à des commentaires agressifs déposés sur un blog, ou face à une série de critiques à caractère personnel envoyées par plusieurs internautes. Nous l'avons tous vécu, mais généralement notre réaction, si elle n'est pas sereine, ne dépasse pas l'énervement temporaire ou le haussement d'épaules.

On peut penser que c'est aussi le cas dans la "vraie" vie, si des collègues de travail se moquent de vous au bureau ou si des élèves prennent en grippe un de leurs camarades dans la cour de récréation. Il est donc un peu facile de mettre en cause tel ou tel réseau social.


Par Gilles Klein - Dans la catégorie réseaux sociaux
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Commentaires sur ce billet :




Oui dommage que cela en Angleterre ! A ce prix j'etais intéresse ! ;-).

Pour le reste de l'article : la religion est de l'ordre de la croyance... Et non de la science ! Le discours des religieux est souvent fonde sur ce même postulat ...

Je pense que la mechancete humaine n'a pas besoin des réseaux sociaux pour s'exprimer, de même que la fragilité de certaines personnes...

par Soueb le 2 août 2009 à 21:18



Les sciences humaines aussi. ... ^^

par gally le 3 août 2009 à 14:29



bizarre: c'est un archevêque qui accuse les réseaux myspace et facebook de faciliter le suicide des jeunes!!! n'importe quoi à mon avis!!!
la jeune fille n'a pas supporté les moqueries de ses camarades et ses parents n'ont pas pris çà au sérieux... cela dénote surtout une fragilité particulière de cette jeune fille, pas aguerrie à la vie... c'est la faute de "personne" sinon d'une fragilité particulière...
ma mère a voulu se suicider à 13 ans aussi parce que les copains se moquaient d'elle ... sa tante l'a fait déménager donc elle a survécu, toujours à se plaindre jusqu'à ses 95 ans actuels...malgré un mariage "heureux" et deux enfants sans problèmes paticuliers, des petits enfants et des arrière-petits enfants
on ne dit pas comment cette jeune fille a trouvé les médicaments pour son suicide? myspace ou facebook peut-être? ou l'armoire à pharmacie familiale???
alors cessez d'accuser les autres! non chacun est responsable de sa vie et pour un jeune les parents font ce qu'ils peuvent en général pour les préparer à la vie, mais même Freud disait qu'on ne fait que ce que qu'on peut et que les enfants diront toujours que ce n'est pas ce qu'il fallait...
certains êtres sont plus fragiles que d'autres, pourquoi? comment? je n'en sais rien... mais il est trop facile d'accuser les parents, la société, les ordinateurs et les réseaux...
pensons d'abord à ête responsables de nous mêmes!

par sonjaline le 3 août 2009 à 20:09



Facebook, c'est un fantasme qui consiste à créer l'illusion de rendre matériel les amis,
en les rendant visuels, visibles à l'oeil.
A long terme, c'est bien ainsi qu'apparaissent à l'esprit nos "amis" : sous forme d'images et d'informations écrites. Vous pouvez vous persuader que vous utilisez ce truc avec une certaine distance, mais au fur et à mesure vous y croyez de plus en plus, un glissement s'opère. L'amitié devient rectangulaire et se compte en millions de pixels. Si chaque jour vous consultez Facebook, c'est que vous y croyez. Vous jouez le jeu. Vous devez contrôler votre image, car vous savez que vous pouvez être contrôlés, et « sanctionnés » si vous ne respectez pas les codes de votre environnement social, certes, plus ou moins consciemment, mais c'est une pression réelle en plus, et pas si faible, surtout quand on est jeune et en construction, surtout pour la génération qui fera pousser ses dents dessus.
En vaut-elle vraiment la peine, cette pression ?
Posez-vous la question.

Facebook donne l'illusion d'être dans une place en compagnie des autres. C'est vrai, quelque part,
il y a une part de nous qui est bien réelle. Mais, tellement infime. Tellement infime par rapport à ce qu'est une personne inscrite dans son existence concrète. De la morve dans un mouchoir, que certaines personnes anonymes analyseront au microscope pour savoir à qui ils ont à faire.
Les gens pensent connaître les états d'âmes des stars en regardant des photos volées, pourquoi ne croiraient-ils pas saisir leurs amis de la même manière ?
Selon moi, cette illusion d'accès à l'autre tue le principal moteur du lien humain, l'envie et la curiosité d'aller vers l'autre, ceux-ci étant déjà d'une certaine manière pré-consommés en ligne.
Les gens pensent savoir. Le bénéfice du doute, la surprise, s'estompe.

En un an d'utilisation, j'ai pas constaté de liens plus serrés grâce à Facebook, au contraire, je vois des gens de plus en plus recentrés sur eux, et cultivant leur petit culte d'eux-même. Le consumérisme s'attaque alors aux choses du coeur ? Ainsi va la vie ?
En tout cas, croire que Facebook est un outil du lien social, c'est comme croire qu'on apprend à faire l'amour en regardant des pornos. Le fantasme de la facilité. Mais ça ne tient jamais longtemps. L'essentiel retrouve toujours ses droits. Rien n'a changé chers amis, les choses précieuses restent encore celles
difficile à pénétrer. Vive MSN !

par Eddy le 4 août 2009 à 05:31





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