Journal du Dimanche, pirates et Hadopi
Publié le 29 mars 2009 à 12:33

Une page sur la loi Hadopi dans le Journal du Dimanche de ce 29 mars.
Christine Albanel est déterminée à couper l’accès à Internet des pirates multirécidivistes. La ministre de la Culture veut satisfaire la volonté présidentielle d’endiguer le téléchargement illégal, dénoncé comme une menace mortelle par l’industrie du disque et du cinéma. Et faire oublier le fiasco de la loi DADVSI de 2006, qui n’a jamais découragé les 6 à 8 millions d’adeptes français du piratage. Face à l’indignation des internautes, la ministre va pouvoir compter sur des alliés glamour. Des stars de la chanson et du cinéma vont oser afficher leur soutien au texte lors d’une conférence de presse lundi matin au théâtre parisien de l’Odéon.

Ce Rémois de 24 ans, gérant d’un magasin d’informatique, est un pirate revendiqué. (...) Aujourd’hui, Kiri télécharge via giganews.com. Paradoxe : il paie pour ce service. « L’abonnement pour utiliser leurs serveurs coûte 20 € par mois, plus 5 € pour que l’adresse IP de mes ordinateurs soit cryptée. On ne peut pas remonter jusqu’à moi! » A l’entendre, la manip est un jeu d’enfant: « Il existe aussi des logiciels gratuits pour masquer l’adresse d’un ordi, je suis sûr que la méthode va se répandre très rapidement et rendre impossible la surveillance des internautes prévue par la loi. »

Je ne me bats pas pour garantir les rémunérations confortables de quelques artistes. Je me bats pour que les gens qui financent les films puissent gagner assez d’argent pour nous permettre de faire d’autres films. Si vous dites que, dans les magasins de jouets, tous les articles sont gratuits, c’est génial, les clients vont adorer. Mais je vous garantis que dans les mois qui suivent, il n’y aura plus un seul fabricant de jouets. Les gens ont trop souvent la certitude qu’en piratant ils ne font que priver des acteurs ou des réalisateurs privilégiés qui partent en Suisse avec des valises pleines d’argent. Or, dans le monde du cinéma, les privilégiés sont rares.
Par Gilles Klein - Dans la catégorie
cinema / juridique / politique
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Commentaires sur ce billet :
Pauvre Jean-Jacques Annaud
par ibeer le 29 mars 2009 à 19:30
Qui a dit Gratuitement?... la licence globale obligatoire type redevance est la seule solution capable d'assurer une rémunération des artistes de facon transparante et proportionnelle à la notoriété de leurs oeuvres.
Cela résoudra le problème actuel de la presse, déchirée entre un modèle payant très difficile à tenir pour la fréquentation et un modèle gratuit pour lequel la pub disséminée sur des milliers de site deviendra de moins en moins rémunératrice.
Quid des livres et de la BD impossibles à filtrer... comment controler du texte et des images? Doivent ils être écarter du partage des royalties? Cette loi ne résoud rien et rappèle de sombres moments de notre histoire lorqu'on a voulu controler l'information.
http://www.01net.com/editorial/404035/loi-antipiratage-les-terroristes-de-l-internet-ne-gagneront-pas/?forum=404035&post=223537
Monsieur Annaud, allez voir votre informaticien préféré et demandez lui quelques explications quant à la probabilité de mise en place de cette loi? ... et s'il vous dit qu'elle est bonne , changez d'informaticien, il est nul!
Si l'intelligence c'est l'adaptation à une situation, faites preuve d'intelligence ou votre système disparaitra... et ne restez pas campé sur une position indéfendable.
C'est incroyable le nombre de gens aveuglés par leurs propres "petits" interets!
par debius le 30 mars 2009 à 03:35
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