Un blog pour défendre la Ve République
Publié le 8 juin 2008 à 18:21
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Un blog de gaulliste opposés au projet de réforme de la constitution. On y lit entre autres, un billet expliquant :
La Constitution de 1958 dont nous célébrons cette année le cinquantième anniversaire a donné à la France ce qui lui manquait depuis des décennies : une exceptionnelle solidité institutionnelle, une remarquable capacité d'adaptation. Depuis 1958, notre Constitution nous a permis de surmonter toutes les crises, d'affronter toutes les situations politiques.
Nous devons aujourd'hui réaffirmer ces principes essentiels. La réforme actuelle n'est pas nécessaire, elle est même dangereuse.
La venue du président de la République devant le Parlement risquera d'affaiblir et de diminuer la fonction présidentielle.
Quelle sera l'image de la France, quel sera le prestige du Président de tous les français, si le Chef de l'Etat se fait huer par l'opposition ?
Par Gilles Klein - Dans la catégorie
politique
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Commentaires sur ce billet :
Avec Sarkozy, le retour à la IVème république.
La révision de notre constitution est sur les rails. Le Président Sarkozy et le gouvernement totalement solidaires, l'envisagent pour juillet. S'agit-il d'un toilettage ou d'une transformation radicale ?
Pour ma part, et à partir de 3 trois éléments essentiels, ce projet montre une double volonté : la dénonciation d'un hypothétique héritage avec le prédécesseur de Nicolas Sarkozy, et le retour au régime exclusif des partis.
Un anti-chiraquisme assumé
A l'approche du référendum du 29 mai 2005 la France débat de l'avenir de la construction de l'Europe, mais également d'un sujet satellite : l'éventuelle adhésion de la Turquie.
Face à une opinion publique de plus en plus favorable au Non, les partis politiques, au sein desquels l'UMP de N. Sarkozy et de Giscard d'Estaing prend une place éminente, pèsent lourdement sur la campagne pour inverser la tendance.
Ils disent tous s'opposer à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Afin de rassurer la frange de plus en plus majoritaire de l'électorat qui ose bousculer le "politiquement correct", le président Chirac fait adopter le 28 février 2005 une révision de notre texte fondamental imposant l'organisation d'une consultation référendaire pour ratifier toute adhésion future à l'Union européenne.
A peine élu à la magistrature suprême en mai 2007, Nicolas Sarkozy prend une double décision en totale opposition avec son passé récent de membre du gouvernement :
d'une part, la mise en œuvre d'un traité européen "simplifié", copie quasi-conforme du feu traité européen rejeté en 2005, qui sera ratifié par le seul parlement,
et d'autre part, la modification de l'article 88-5 de notre constitution instituant le référendum obligatoire pour valider une adhésion à l'UE, mesure qui n'aura jamais été utilisée, morte avant d'avoir existée.
Aucun gouvernement autre que celui-ci n'aura fait autant pour offrir à la Turquie une telle ouverture en vue de son entrée dans l'Europe.
Une élection présidentielle tous les 5 ans, un point c'est tout !
Parmi les autres mesures proposées dans le cadre de la révision constitutionnelle, il en est deux qui retiennent toute mon attention.
La première, médiatiquement portée par beaucoup des acteurs politiques et présentée aux Français comme une évidence sympathique, déplace le centre de la souveraineté du peuple vers ses représentants parlementaires. La possibilité d'expression du Président devant eux l'autorisera à faire l'économie d'un compte-rendu de son action aux Français entre deux scrutins présidentiels. Ce n'est pas rien.
Cette mesure concourt, sous des aspects purement indolores, à la mise en œuvre de la règle que le clan sarkozyste veut ériger en "évidence constitutionnelle" : l'élection présidentielle décide de tout, les idées formulées par les candidats sont considérées toutes comme actées par l'élection du candidat qui les a émises, sans aucun droit de considérer que les Français puissent effectuer un choix majoritaire entre deux visions mais non exclusif des projets touchant à tous les domaines évoqués pendant la campagne.
La seconde, médiatiquement ignorée, est encore plus grave : les parlementaires nommés au gouvernement retrouveront, automatiquement et sans autre forme de procès, leur siège en cas de départ du gouvernement.
Objectif-France combat sans relâche ce projet depuis plus de deux ans, projet prenant en compte une intention dévoilée le 5 avril 2006 au cours d'une convention UMP relative aux institutions : Les "Secrétaires d'État, comme d'ailleurs les ministres, pourraient retrouver leur siège au parlement s'ils venaient à quitter le gouvernement" préconisait déjà Nicolas Sarkozy.
On entre et on sort du gouvernement suivant les désirs et les besoins de chacun. La pression des partis devient de plus en plus forte. Dans de telles conditions, la solidarité gouvernementale, caractéristique essentielle de l'esprit de nos institutions, mais bien peu respectée aujourd'hui, n'existera plus. Au moindre "coup de blues", le gouvernement deviendra un véritable panier à crabes. C'est tout le contraire du bon sens et de ce que souhaite la très grande majorité de nos concitoyens. Ce n'est même plus la 6ème République, c'est le retour de la 4ème.
Le régime exclusif des partis politiques
De la désignation à la candidature pour les législatives à la composition du gouvernement de la France, sans oublier la maitrise des carrières politiques de ses membres, les partis politiques vont reprendre le pouvoir que leur avait retiré le général de Gaulle en 1958 et 1962 en le rendant au peuple souverain. C'est le vœu partagé par l'UMP et le PS, il est vrai victimes l’une et l’autre d’une énorme hémorragie de militants…
Il ne restera alors de la constitution de la Vème république que l'élection de son président au suffrage universel. Pour combien de temps ?
Alain KERHERVE
www.gaullisme.fr
par Alain KERHERVE le 9 juin 2008 à 16:52
Qui aura le courage de dire Non à Sarkozy ?
La 5ème République va mal. Parmi nos "élites", certains considèrent, pour se dédouaner, que notre constitution est trop ancienne. Un demi-siècle ! Et pourtant, en comparaison avec les autres nations démocratiques, elle est encore bien jeune.
En réalité, c'est l'exercice du pouvoir par ceux qui le détiennent, ou qui aspirent à le détenir, qu'il convient de condamner. Gaullisme.fr n'a cessé, ces derniers mois, de dénoncer cette supercherie et cette dérive.
Le Liban, …
La visite du Président Sarkozy au Liban le 7 juin dernier en compagnie des responsables des partis politiques montre bien que l'exécutif n'est plus indépendant des structures politiques partisanes. Comme le précise sur RTL l'incurable journaliste anti-gaulliste Alain Duhamel, pour Sarkozy "c'est une façon de montrer que le leader de l'UMP, c'est lui, que l'UMP est unie derrière lui, et qu'il ne se cache pas d'être à la fois le Président de la République, donc de tous les Français, et le vrai chef de file de l'UMP qu'il reçoit régulièrement et donc qu'il emmène avec lui." Les autres, Bayrou (Modem), Buffet (PC), Baylet (PRG), Hollande (PS), Duflot (verts) n'ont servi uniquement que de faire-valoir.
Imaginons de Gaulle en visite à l'étranger venu expliquer la politique étrangère de la France flanqué du secrétaire général de l'UNR, du premier secrétaire de la SFIO, du Président des Républicains indépendants et du secrétaire du PC ! De Gaulle précisant ses relations avec les partis politiques : Le président de la République ne saurait être confondu avec aucune fraction. Il doit être l’homme de la nation tout entière, exprimer et servir le seul intérêt national.
Les partis politiques, pas plus que leurs chefs, n'ont aucune légitimité à représenter la France, notamment à l'étranger. L'expression de la politique française appartient exclusivement au Chef de l'Etat et au gouvernement qu'il a nommé.
Le Conseil national de l'UMP…
En compagnie du président de la commission européenne, José Manuel Barosso, et du président du parlement européen, Hans-Gert Pöttering, le show du même Président Sarkozy plaidant devant le Conseil national de l'UMP pour une Europe unie derrière le traité de Lisbonne, - traité qu'il entend imposer à tous malgré le non irlandais, suivi de celui du Président polonais et du refus de la Tchéquie - rabaisse la fonction présidentielle au niveau de la préoccupation d'un simple chef de clan. Fini le rôle fédérateur du Président de la république de tous les Français !
La constitution…
Et maintenant, la volonté clairement exprimée par le Chef de l'Etat de sacrifier la 5ème république sur l'autel de la "politicaillerie institutionnelle". Le projet de révision constitutionnelle est l'arme ultime du pouvoir actuel. Les députés et les Sénateurs se préparent, une fois de plus, comme pour la ratification de traité européen de Lisbonne, à passer outre la voix du peuple. En catimini, ils s'apprêtent à rompre les équilibres de la constitution gaullienne afin de mieux asseoir le pouvoir des partis politiques. La réforme de notre constitution est en phase finale. Pour surmonter les différentes positions tranchées qui se manifestent au sein de l'UMP sur les futures adhésions à l'Union européenne, notamment celle de la Turquie, un compromis bancal vient d'être accepté, compromis mettant un terme à la pratique référendaire. Il prévoit une consultation de tous les Français obligatoire pour toute nouvelle adhésion sauf si, saisi par les deux chambres du Parlement, par l'intermédiaire d'une motion adoptée à la majorité des 3/5èmes dans chaque assemblée, le président de la République choisit la voie de la ratification parlementaire. Le "régime exclusif des partis" de triste mémoire refait surface. Il est vain de prouver le contraire.
La trahison de François Fillon…
Lorsque Nicolas Sarkozy nomme François Fillon Premier ministre, certains pensent encore que la sensibilité gaulliste sera représentée au sein du gouvernement. Aujourd'hui, la déception est grande. François Fillon a épousé la querelle Sarkosienne : l'Europe supranationale, le retour de la France au sein de toutes les institutions de l'OTAN, la négation de la souveraineté du peuple, la destruction de la 5ème république, la condamnation du référendum comme outil démocratique. Aussi déclare-t-il au Conseil national de l'UMP, devant les représentants de l'Europe anti-nations : "Si l'Europe est mal comprise, c'est parce que l'Union n'a pas toujours su trouver les mots et les actes pour susciter une adhésion plus puissante que la somme des contestations". Une trahison.
L'obligation de réserve de Debré…
Des voix résistantes se font entendre. Leurs auteurs sont cloués au pilori par l'arrière garde de l'UMP. Pour ce qui me concerne, je ne peux que me réjouir de cette fronde. C'est le cas, depuis longtemps déjà, de Nicolas Dupont-Aignan, Président de DLR, unique parti gaulliste représenté au Parlement. C'est aussi celui de Jean-Louis Debré qui ose, sortant de sa réserve, dire "non" à la désintégration constitutionnelle. Il est des moments où la fonction ne justifie pas la lâcheté. C'est le moins que puisse faire un gaulliste fier de ses convictions.
Alain KERHERVE
www.gaullisme.fr
par Alain KERHERVE le 23 juillet 2008 à 16:34
Au nom de la France, unissons-nous !
Pour commémorer le 60ème anniversaire de la création de l'Otan, le Président Sarkozy a décidé la réintégration de la France dans les organes militaires intégrés.
Ainsi, il confirme, une nouvelle fois et de manière définitive, une rupture irréversible avec l'héritage que nous a laissé le général de Gaulle.
Cette décision met un terme à 60 ans d'indépendance de la France ; "notre cher et vieux pays" ne sera plus en mesure de mener sa propre politique et, en conséquence, de défendre ses intérêts majeurs.
La leçon de Charles de Gaulle
"… tandis que se dissipent les perspectives d'une guerre mondiale éclatant à cause de l'Europe, voici que des conflits où l'Amérique s'engage dans d'autres parties du monde … risquent de prendre, en vertu de la fameuse escalade, une extension telle qu'il pourrait en sortir une conflagration générale. Dans ce cas, l'Europe, dont la stratégie est, dans l'O.T.A.N., celle de l'Amérique, serait automatiquement impliquée dans la lutte lors même qu'elle ne l'aurait pas voulu." précisait le général de Gaulle lors de sa conférence de presse du 21 février 1966 au cours de laquelle il a annoncé le retrait de la France de la structure militaire intégrée de l'OTAN. Cette déclaration historique garde aujourd'hui toute sa valeur avec la volonté exprimée par nos dirigeants de créer une armée européenne compatible et fongible avec celle de l'Otan.
Il faut réagir…
Il est des moments dans notre histoire de France où chacun de nous, ministre ou simple citoyen, détenteur d'un mandat électif ou libre de tout engagement contraignant, doit, en conscience, agir, réagir, refuser… résister.
Déjà, de multiples réactions surgissent. En premier lieu les gaullistes de conviction. Puis ceux qui, aujourd'hui, voient dans le gaullisme une voie d'avenir et non plus une nostalgie ringarde.
"François Bayrou passe de l'atlantisme à l'indépendance gaullienne" ose Sylvain Lapoix sur marianne2. Le président du Modem, en clôture de la conférence Nationale de son mouvement, propose même un référendum. Bravo !
Le toujours ardent député "gaulliste et républicain" Nicolas Dupont-Aignan lui signifie son appuie tout en regrettant que l'ex-candidat à la présidence de la République soit toujours aussi favorable au traité de Lisbonne.
Le PS et ses alliés, reprenant la formule usitée "allié mais pas aligné", ne vont pas aussi loin. Ils se contenteront d'un débat à l'Assemblée nationale. Il est vrai que le parti de Martine Aubry n'a pas la culture de la démocratie directe. Jean-Pierre Chevènement ira-t-il plus loin ?
Un leurre et une faute diplomatique, car on remet en cause cinquante ans d'indépendance de la France
Du côté de la majorité, Jacques Myard, toujours aussi "Français", ne se laissera pas engluer dans la nasse majoritaire : "ce serait une régression forte". Et de conclure : "L'Otan est une machine politico-militaire américaine, point barre". Daniel Garrigue dans un tonitruant "bonjour messieurs les traites" affirme haut et fort que "rien ne justifie le retour de la France dans l'OTAN et la remise en cause de l'un des rares consensus forts de notre pays". Jean-Pierre Grand et Georges Tron sont également sur le pont. "Dans le monde entier des pays qui attendent de la France qu'elle demeure une transition, une passerelle, et quelle ne s'aligne pas sur les États-Unis" affirme ce dernier. Seront-ils rejoints par Lionel Lucas, François Goulard, Hervé Gaymard, Guy Tessier… Michèle Alliot-Marie, Jean-louis Debré et même Jacques Chirac vont-ils se taire indéfiniment ?
La majorité UMP peut, conséquence de ce renoncement national orchestré par Nicolas Sarkozy et son gouvernement, se briser sur le récif de l'indépendance nationale. A moins de se soumettre une nouvelle fois !
Prendre de la hauteur…
Dominique de Villepin, ancien premier Ministre et ministre des Affaires étrangère, dont le discours du 14 février 2003 à l'ONU a redonné à la France son audience notamment auprès des pays les plus démunis, refuse fermement cette soumission.
Dominique de Villepin doit répondre à notre appel. Il lui appartient de prendre toutes les dispositions pour fédérer, dans un consensus national indispensable, les oppositions à la réintégration de la France dans les organes militaires intégrés de l'Otan. Il ne sera pas seul.
Alain KERHERVÉ
www.gaullisme.fr
par Alain KERHERVE le 16 février 2009 à 02:08
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