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Le contenu du billet supprimé par Laurent Bazin (iTele) après un déjeuner avec Nicolas Sarkozy

Publié le 9 décembre 2006 à 20:50

44456.jpg Laurent Bazin, journaliste sur la chaîne iTélé publie, mercredi 6 décembre à 17.29 h, sur son blog (annoncé sur la home page) un billet intitulé "Nicolas Sarkozy dans son assiette" racontant un déjeuner avec la rédaction d'iTele. Mais il va ensuite supprimer ce billet, à la demande de la chaîne, comme il l'explique brièvement jeudi 7 décembre à 14.26 h : " En réponse aux deux internautes qui s'interrogent sur la disparition du blog d'hier : je l'ai retiré à la demande de la direction de I>télé (dont je suis salarié) et qui ne souhaite pas que le contenu de ce dejeuner collectif avec Nicolas Sarkozy soient publié. Je le regrette."

Dans un autre billet, publié vendredi 8 décembre à 11.56, Laurent Bazin réagit parce que l'émission de Jean Marc Morandini a évoqué cette affaire le matin même sur Europe 1. Bazin explique : "Nicolas Sarkozy n'a pas téléphoné pour le faire retirer..... La direction de la chaine, a simplement estimé que j'aurais du lui demander son accord avant de publier un texte sur un déjeuner privé qu'elle avait organisé, elle-même, avec le Ministre. C'est la raison du retrait, parce que comme le dit un internaute avisé, être salarié crée aussi des devoirs."

Bref, pour que chacun puisse se faire une idée voici le contenu intégral du billet supprimé :

Ce mercredi midi, la rédaction d'I>télé était invitée à manger place Beauvau avec le ministre de l'Intérieur. Un déjeuner off dans la plus pure tradition, bien entendu.

R.V. 13 heures... 13h15, arrivée du Ministre de l'Intérieur, souriant, costume gris élégant, chemise bleue ciel, cravate bleue soutenue. Jolie montre au poignet. Le portable est posé sur la table à sa droite. Un bouton-pressoir noir à coté du verre pour sonner les serveurs.

Entrée en matière simple et de bon aloi :

"Ah, vous êtes plus sympas là que lorsque je vous écoute parler de moi à la télé. Vous m'épargnez pas... La petite là (Valentine Lopez du service politique, assise à sa gauche, ndlr) : visage d'ange, mais elle jamais un mot gentil. Que des méchancetés. Elle me loupe jamais.

Le tout, bonhomme, sans cesser de plaisanter, en fixant la directrice Générale de la chaine et le directeur de la rédaction assis en face de lui.

Suit le refrain désormais bien connu (Charles Pasqua, l'avais étrenné en 1986 lors des manifs étudiantes) :

"les journalistes de toute façon, vous pouvez pas vous en empécher. La campagne de Ségolène Royal c'est formidable, mon entrée en campagne, c'est nul. C'est sociologique, chez vous : vous êtes 2/3 de gauche, pour 1/3 de droite."

L'entrée vient d'arriver : Coquilles Saint Jacques poëlées. Salade mélangée et volaille émincée pour le Ministre.

Itélé, ce n'est donc pas sa tasse de thé ? Regard vers son conseiller en communication Franck Louvrier :

"Ah! Franck m'a dit de ne pas y aller trop fort, alors... (sourire) Je ne dis pas tout ce que je pense de vous. Je ne veux pas qu'on se fâche. Mais Cécilia, en revanche, elle aime bien I>télé, elle dit que c'est la chaine la plus ouverte, la plus variée. Enfin, il faut reconnaitre que vous avez beaucoup progressé"".

L'entrée en matière épuisée, le rapport de force installé, on passe aux questions politiques. Arrivée du plat de résistance : un filet de bar sur un risotto aux champignons et légumes verts pour nous, une deuxième assiette de crudités et son émincé pour Nicolas Sarkozy (régime, régime...).

Ségolène Royal ? Elle ne l'inquiète pas, même si il s'agace des grâces que lui font les medias.

"Non, elle ne va pas s'effondrer, c'est macho de dire ça. Elle est intelligente, solide, courageuse. Non, elle ne s'effondrera pas. Mais il faut lui opposer les idées. Moi, je serais sur le terrain des idées. Poli, courtois, mais intraitable sur le fond. C'est une femme, mais c'est surtout une responsable politique. Ca fait 20 ans qu'elle est là. Et puis Ségolène Royal, c'est moi qui lui ai ouvert la voie. Si je n'avais pas pris l'UMP comme ça, contre Chirac, vous croyez qu'elle aurait pu bousculer les élephants du PS. Jamais... Maintenant, les français attendent le match. Le match des nouveaux. Ils ne vont pas être décus. Je la sens bien cette campagne. Vous allez voir le sondage IPSOS qui sort cet après midi. Je repasse en tête, j'ai 51% au second tour."

En attendant, il y a débats à l'UMP à partir de samedi. Ca compte ? Il balaie l'affaire d'un revers de main.

"Le moins possible. De toute façon les jeux sont faits. Alliot Marie a perdu 9 points dans le dernier sondageMoi je serais sur une chaise, peut-être même sans cravate. J'écouterais, je répondrais. De ma chaise. Ne pas en faire trop. Et si MAM me reprend sur la discrimination positive, cette fois je répondrais calmement. La première fois (lors de la convention du projet en novembre) j'ai été surpris. C'était une erreur".

Bayrou. "Je n'en parle pas, je ne critique pas. Ses électeurs voteront pour moi au second tour, je ne l'attaquerai pas. Je dis juste qu'il se trompe de chemin".

Le Pen. Il l'aura, un jour il l'aura...

"Mais on ne fait pas reculer Le Pen en étant Ministre de l'Intérieur. Il faut pouvoir agir sur tous les terrains. Redonner espoir dans l'avenir. Redonner espoir. Dans les années 50/60 l'avenir était un espoir. Au creux des années 80/90, il est devenu une peur. Il faut redonner espoir. Le Pen il est là depuis 1983, avec les magouilles de Mitterand... On ne le chasssera pas comme ça... "

Et Jacques Chirac ? Il parait qu'il regarde LCI, lui.

"Oui. Il regarde toute la journée mais on ne parle plus beaucoup de lui. Franchement, je ne voudrais pas être à sa place".

Il revient sur sa gestion de medias. Pas trop, "ca use"... Depuis la rentrée il n'a fait que PPDA, Chabot ("Trois heures, six millions de télespectateurs, vous avez vu ca ? Je suis le seul à faire ça."), Inter une fois, RTL une fois et deux fois Europe 1. "Elkabbach c'est le meilleur. Lui, il travaille. Ca me rassure".

Le dessert arrive. Un flan au pomme, très fin avec sa boule de vanille couronnée d'une chips de pomme. Pour nous... Nicolas Sarkozy se contente d'un bol de fromage blanc avec son coulis de fraise (sans sucre?) et enchaine sur sa vision de l'ecole.

Spectaculaire mémoire. Il connait par coeur, mot après mot le discours prononcé quelques semaines plus tôt sur l'Education. "entre l'uniforme et le jean qui laisse beaucoup trop voir, il y a une marge", dit-il (mais il ne dit pas "string", parce Ségolène Royal l'a déjà fait). Je veux une école sans casquettes vissées sur la tête, sans portables, ou les élèves se lèvent lorsque le prof entre dans la pièce".

Nostalgie ? Non, retour à quelques bonne vieilles valeurs dans un monde qui "change si vite". Les parents attablés acquiessent. Nathalie (Ianetta) demande dans un éclat de rire si il ne veut pas venir chez elle donner quelques leçons à son fils Oscar. Nicolas Sarkozy rigole à son tour.

A cet instant, les assiettes ont disparu. On sert le café avec de joli truffes carrées et du sucre de canne. Sarkozy le guerrier, l'homme dont la jambe droite n'a pas cessé de s'agiter depuis une heure, se laisse - apparemment - aller à l'évocation de quelques souvenirs.

Il raconte les plaisirs simples de son enfance. Les escapades au café avec "son grand père qui l'a élevé", le trajet en métro, le jus d'orange presque rituel de ces sorties magiques, la main dans celle du Docteur Malah. Sarkozy enfant se damnait, dit-il, pour ces moment là. Pour aller au spectacle on reservait quatre mois à l'avance. Ma mère nous achetait des vètements neufs, pour y aller... Des vètement neufs, c'était quelque chose. Attention, hein... On n'était pas pauvres. On était des bourgeois. Ca allait. Mais c'était tout de même quelquechose".

Il parle de sa première emotion de cinéma. "Ben hur". "Avec Charlton Eston, celui de 59, hein, pas l'autre... quand je l'ai vu au Kino, ça faisait quatre ans qu'il était à l'affiche. Quatre ans, aujourd'hui un film ca rester quoi ? Trois semaines à l'affiche?".

Aujourd'hui, il adore les bronzés 3 : "14 millions d'entrées. Il faut pas cracher sur un film parce qu'il a rencontré le public. C'est comme Jonathan Littel et ses "Bienveillantes" (qu'il a lu et apprécié même si certains passages l'ont mis mal à l'aise) : "250.000 exemplaires vendus sans un seul article de presse. Il s'est bien passé quelque chose, non ? On ne peut pas le nier". Et il affirme : "moi j'ai vendu plus de 400.000 exemplaires de "Témoignages". Ca c'est quelquechose, non ?".

Retour à la littérature. Il dit que son livre préféré c'est le "voyage au bout de la nuit" de Celine. Qu'il adore Albert Cohen, et ces quarante pages ou Ariane attend Solal dans "Belle du seigneur". Que l'écrivain ait su se glisser avec une telle précision dans la tête d'une femme l'épate. Il est très sensible à ces quarante pages; C'est "son coté femme", dit-il.

Et le voilà érudit : "C'est un livre que Cohen a écrit en 68, sur les bords du lac de Genèves. en 68... Il devait s'emmerder comme un rat". Il redevient sérieux : "Mais mon préféré de Cohen c'est le "livre à ma mère". Celui là, il l'a écrit en en 59. Et la preface, vous savez : "aux insensés qui pensent que leur mère est immortelle". Ca c'est fort, très fort.

Il est 14.35, retour à la politique. Nicolas Sarkozy confie qu'il ne se voit pas faire ça toute sa vie.

Surprise générale.

"Deux mandats et c'est tout ?", glisse une journaliste. "Et encore, répond le candidat, si ca ne tenait qu'à moi je n'en ferais qu'un. Mais je ne peux pas. Tant d'espoirs reposent sur moi. Des millions de gens comptent sur moi. Je ne peux pas faire ça."

Et après ? "Après j'irai dans le privé, gagner de l'argent. Je suis avocat, je peux réussir là. Mais j'ai aussi des amis qui me confieraient bien la tête d'une grande entreprise privée. L'argent, ça compte. Je n'ai pas de fortune personnelle. Ce qui compte dans la vie, c'est l'amour. De l'argent, c'est pour les siens, pour acheter une maison, un bel appartement. Offrir un appartement à ses enfants... Je ne veux pas être comme Giscard et Raffarin, un ancien le reste de ma vie à me trainer là, à me lamenter sur ce que je ne suis plus".

14.45. Le ministre-président-candidat est reparti avec une franche poignée de main et un petit mot pour chacun. "C'était très sympa", me dit-il en me serrant chaleureusement le coude.

Bien entendu, cher Zbiegnew c'était off. Et oui, Charles, les cuisiners de la Place Beauvau ont le tour de main... Mais on sait maintenant à quoi servent ces rencontrent off... Alors pourquoi se priver de vous le raconter. A moins que vous ne vouliez pas savoir ?

Par Gilles Klein - Dans la catégorie politique
Permalien - Commentaires (40)


Commentaires sur ce billet :




Les droits d'auteur, les règles de la citation, ça n'existe pas chez PointBlog ?

par Laurent le 9 décembre 2006 à 22:34



Une fissure dans le BEM ( Business, Etat, Médias) ? Pas assez pour faire sauter le barrage. Il a un problème de santé Sarkozy pour être aussi "régime, régime" ??

par Loiez le 9 décembre 2006 à 22:42



blogued aussi ...

par Nicolas le 9 décembre 2006 à 22:45



Drôle d'idée de recopier l'article dans son intégralité, Gilles... Pourquoi ne pas plutôt proposer un lien vers le billet sur le blog de Laurent Bazin, puisqu'il est toujours accessible via son URL directe ? :-)

par XIII le 9 décembre 2006 à 23:47



Ceci a été déjà publi" sur le nouvel obs
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/medias/20061209.OBS2220/le_post_interdit.ht

par Pierre le 10 décembre 2006 à 00:24



Tiens, les TrackBacks ne fonctionnent plus ici ?

De la viralité du net et du droit à l'oubli.

par padawan le 10 décembre 2006 à 00:50



Elle cahote votre installation de MT :( deuxième essai :

http://padawan.info/fr/weblogue/de_la_viralite_du_net_et_du_droit_a_loubli.html

par padawan le 10 décembre 2006 à 00:52



Bravo Sarko

Chirac a tout essayé pour te casser, c'est étonnant que tu sois encore là... sans parler de Vilbrequin...
Mais ça m'étonne que tu ailles parler en Afrique de l'imigration choisie... j'ai découvrt le Burkina Faso cet été, et j'aime beaucoup ces gens "intègres"... je n'aimerait pas leur parler d'immigration choisie.... au plan humain, j'ai eu la nette impression que les sous-développé, c'est pas ceux qu'on croît...

Adieu Sarko
jr

par Jacques Rossier le 10 décembre 2006 à 01:00



comprends pas pourquoi toi (comme Nico d'ailleurs) tu ne respectes pas Bazin qui a décidé de détruire sa note. Au delà de son droit d'auteur et pour faire un peu de'audience, tu fais (toujours comme Nico) exactement ce qu'on nous reproche en permanence du pillage. Troublant.

par mry le 10 décembre 2006 à 09:45



Je me demande moi aussi quel est l'intérêt et où se trouve le fairplay, dans le fait de recopier l'intégralité d'un billet supprimé... Je sais bien que sur le net tout est possible, rien n'est secret, mais là... Je trouve que c'est à la fois un manque de respect pour le journaliste qui a écrit cet article et pour Nicolas Sarkozy qui n'a jamais donné son autorisation pour qu'une discussion privée soit diffusée sur le net. Mais bon, force est de constater qu'actuellement dans les médias, ce genre d'attitude est devenue monnaie courante... Dommage.

par Matthieu M. le 10 décembre 2006 à 09:55



Matthieu M : "Mais bon, force est de constater qu'actuellement dans les médias, ce genre d'attitude est devenue monnaie courante... Dommage."

C'est tout à l'heure honneur au contraire... seul problème est que cette volonté (?) de transparence arrive un peu tard, les médias ont mlheureusement perdu énormément de crédibilité auprès des français

désolé de le dire mais être à tu et à toi, dîner ou voyager avec les hommes politiques (ou de manière générale avec les sujets que l'on couvre) fausse — je ne parlerai même pas d'objectivité — l'indépendance et l'honnêteté que le journaliste se doit d'avoir.

par tao le 10 décembre 2006 à 13:27



GAsp ! "tout à _l'heure_ honneur" !!! je réclamme le droit à l'oubli de cette typo ! :)

par tao le 10 décembre 2006 à 13:33



Un témoignage et... un menu éfifiants ! A propos, le repas avait bien lieu place Beauvau... sont-ce les contribuables français qui ont invité les journalistes d'iTélé dans le cadre de la campagne de Nicolas Sarkozy ?

par Valentine le 10 décembre 2006 à 13:54



C'est un peu cheap comme scoop que de récupérer un papier qui a sauté au marbre chez un collègue, mais bon, c'est ni le premier ni le dernier muckracker à se comporter de telle manière.

Tant que les auteurs du site ne trouvent rien à redire à la réputation actuelle des “journalistes” de leur envergure (càd. des pigistes mangeant à tous les râteliers), tout reste dans l'ordre logique des choses.

par Fr. le 10 décembre 2006 à 15:30



Que de mépris Fr. pour les pigistes qui mangent trop souvent comme ils peuvent !
Et vous tous arrêtez de vous masturber l'esprit en vous demandant s'il faut oui ou non relayer le billet, et sous quelle forme.
Réagissez un peu plus sur le fond de l'affaire, ça fera peut-être davantage avancer le Schmilblick !

par Valentine le 10 décembre 2006 à 15:50



Que de donneurs de leçons de nos jours... et le scoop de chevênement qui se retire avec 48h d'avance, des ronds de jambes ou du plagiat ? pffff / labise Gilles ;)

par Nicolas le 10 décembre 2006 à 16:23



Rien à dire sur l'article et la méthode. Moi, je dis bravo Pointblog, bravo Klein !
En revanche, les commentaires me font plus réagir...

Gloaguen qui donne des leçons de journalisme et de moralité à Klein ? MORT DE RIRE !
Encore plus drôle que si Klein faisait un cours d'accessibilité et standards W3C à Gloaguen...
Décidément, on n'a pas fini de rire dans cette blogo.

Et faut pas déconner. C'est l'employeur de Bazin, i>Télé, qui a demandé la suppression de la note. On ne peut pas vraiment dire que c'est selon "la volonté de l'auteur". À ma connaissance, Bazin n'a pas crié au voleur ! Je pense qu'il est assez grand pour défendre lui-même ses droits d'auteur.

J'irai même jusqu'à le citer : "Le fait qu'un texte mis en ligne soit immédiatement lu (et conservé...) par des dizaines de personnes) et que le même texte ne puisse être retiré sans que celà se voit et fasse réagir... Tout celà me semble extrêmement saint."
http://canalplusblog.typepad.com/bazin/2006/12/a_propos_de_jm_.html

Vous avez bien lu ? Alors, on fait moins les fiers maintenant, hein ?
héhé

Et ça ne vous fait rien qu'un média demande à un de ses journalistes de dé-publier une info ? Hum ? Il n'y a pas comme un problème ??
Vive la Chine ! (© entropie) mdr

Évidemment, quand l'info "off" est à propos de Royal on ne dit rien, au contraire on enfonce le clou. Mais Sarko... oh lala ! Quel scandale ! Le pauvre, on ne respecte pas ses droits, blablabla... Vous vous foutez de la gueule de qui ?
Quand le petit Nicolas ne veut pas qu'une info sorte, il convoque l'éditeur Place Bauveau en douce et l'affaire est réglée. Point.

Quant au "off", chers commentateurs, vous avez visiblement des choses à apprendre ou bien vous faites (mal) semblant de ne pas savoir. Lisez le billet de Laurent Bazin à ce propos : http://canalplusblog.typepad.com/bazin/2006/12/du_bon_usage_du.html
Après on pourra en reparler.

par Patator le 10 décembre 2006 à 16:26



Sarkoutine

Au forum de l’UMP Sarkozy a essayé de critiquer le Président Poutine en faisant allusion à l’assassinat d’une journaliste en Russie. C’est le même Sarkozy qui a fait décapiter une équipe de journalistes (en limogeant le directeur de Paris Match) et qui a interdit la publication d’un livre défavorable à sa personne, comme l’ont fait des dictateurs dans d’autres pays et dans d’autres temps.

Qui est le vrai dictateur?
Sarkozy n’est pas un dictateur…encore. Pourrait-il le devenir ? Observons les signes suivants :
-il s’autoproclame le futur (unique) candidat, et veut que les membres de son partie suivent sa décision …sous les menaces et chantages
-il accepte le soutien des autres mais n’a jamais évoqué l’idée de soutenir les autres
-il aime faire des discours qui plaisent au peuple pour s’auto-féliciter que le peuple l’aime (que fera-t-il si par malheur il a le pouvoir un jour et que le peuple ne l’aime pas)
-il utilise la propagande pour diffuser ses discours (et se garde de parler des réels objectifs du lobby sarkoziste)
-il veut que tous les médias parlent de lui (seul Saddam et quelques autres monopolisait autant la presse pour le culte de leur personnalité)
-il fait cultiver son image même auprès des jeunes (on lui fabrique des BD qui font semblant de le critiquer mai veulent le rendre sympathique …)
-il fait diaboliser les minorités pour s’attirer la sympathie du peuple et pour monter dans les sondages (quel honte qu’il n’a pas de mémoire)
-il laisse persécuter tous ceux qui le critiquent
-il crée un régime de favoritisme qui fait que pour survivre il faut collaborer avec lui et adhérer à ses unités, sinon on est fiché et menacé
-il aime transformer la police en une force d’oppression qui fait peur au lieu d’en faire des forces de l’ordre et des gardiens de la paix qui ont la confiance du peuple
-dès qu’il s’est vu Président de la France il a annoncé qu’il faut concentrer plus de pouvoir dans les mains du Président !
-dès qu’il s’est vu Président de la France il a commencé à parler de l’utilité d’un Président pour l’Europe!
…il ne manquerait que qu’il s’arrête de se raser tous les matins !

Oui Sarkozy est une menace pour la démocratie française : si aujourd’hui juste en responsable d’un parti politique il peut menacer, discréditer, persécuter et faire pression sur n’importe qui, crachant un jour sur le gaullisme et sur les acquis des français et se peignant un autre jour le front des couleurs de la France, qu’en sera-t-il s’il arrive par malheur à mettre la main sur le pouvoir présidentiel qui comprend entre autre :
-le pouvoir de nomination (pour mettre des collaborateurs sur les postes clés),
-la politique internationale (pour mettre le feu au monde …rappelons-nous les banlieues),
-les grands programmes militaires (pour servir des lobbies…pas nécessairement français),
-l’avenir de l’agriculture française (que son libéralisme mettrait entre les mains de lobbies sarkozistes),
-l’avenir de la sécurité sociale et du système de répartition (pour drainer silencieusement les économies des français à travers des flux clairs, en anglais ‘clear streams’, …et gare à celui qui ose enquêter !)
et beaucoup d’autres encore !
Peut-on les lui confier ? A qui les donnera-t-il? Quel part lui demanderait le lobby sarkoziste au détriment du peuple français ?

Qui pourrait l’arrêter alors, quand il aura concentré tous ces pouvoirs, avec des collaborateurs dans le presse, le monde des entreprises et le monde financiers qui s’acharnent comme une meute de chiens sur tous les français qui dérangeant, soit par leur patriotisme, soit parce qu’ils veulent défendre et préserver les richesses des français?
1) La gauche « socialiste » ? Non, car elle est contrôlée par le même lobby sarkoziste et ne défend plus les droits du peuple ; leur objectif est de s’assurer que personne d’autre contrôle le pouvoir de vote d’une majorité des français de faibles revenues.
2) Les journaux, télévisions et autres médias (y compris l’internet, depuis votre connexion jusqu’aux serveurs…)? Non, car ils sont entre les mains du lobby sarkoziste sont au service de la démoralisation des français : leur mission est de maintenir et envenimer la discorde entre les français, et de réduire la confiance des français dans la politique pour qu’il néglige le seul pouvoir qui leur reste : leur droit de vote.

Espérons que les français ne le confient pas au lobby Sarkoziste : à droite comme à gauche il y a des vrais patriotes français capables de sauver la France. Qu’il s’agisse de Dominique de Villepin ou de Michèle Alliot-Marie à droite, de Monsieur Bayrou au centre, et d’autres méprisés à gauche, il y a des grands français qui peuvent sauver la France. Il faut résister et sauver la France. La capitulation au lobby sarkoziste n’est pas une option, ni la collaboration comme certains commencent à le faire de crainte d’être avec le perdant. Nous n’aurons pas un deuxième Général de Gaulle, et nous n’aurons pas d’alliés. Nous sommes seuls : 60 millions français qui veulent défendre leur démocratie et leurs droits face à une petite minorité, le lobby sarkoziste, qui veut liquider la France dans un processus de mondialisation et de libéralisation qu’ils manipulent en leur faveur par des méthodes plus que douteuses.

Raymond Hiresh
Paris, France

par Raymond Hiresh le 10 décembre 2006 à 16:43



@ Raymond

Votre long commentaire sur Nicolas Sarkozy n'a pas de rapport avec le sujet du billet que vous commentez, qui pose la question du "On" et du "Off" entre journalistes et hommes politiques.

(Sans négliger la question de savoir s'il est ou non bienvenu de reproduire ce billet de Laurent Bazin)

par Gilles Klein le 10 décembre 2006 à 16:56



Loiez, je ne pense pas que Nicolas Sarkozy ait un problème de santé, mais plutôt qu'il cherche à plaire aux femmes ( et à la sienne qui est fort belle)...et je pense qu'il y réussit plutôt bien !
Il faut voir comment aujourd'hui dans "ripostes" (l'émission de france 5)la journaliste faisait des petits sourires complices à Nicolas, tout comme Françoise de Panafieu et valérie Pécresse hier au forum de débat de l'UMP.
Même dans cet article off, on sent que le courant passe entre Nicolas Sarkozy et Nathalie Ianetta, car Nicolas sait (trop rarement)mettre de côté son professionnalisme et utiliser l'arme qui plait tant aux femmes : l'humour !

par Marilyne le 10 décembre 2006 à 19:34



Personnellement, je trouve que M. Klein, en diffusant cet article, a tout compris de la révolution qu'induit la blogosphère dans le journalisme. Les gens en ont marre de recevoir des informations lisses sur les médias traditionnels. Le OFF est un terme inventé par ceux qui profitent du manque de transparence de l'informations, intervieweurs et interviewés. Laurent Bazin a eu peut-être eu raison de retirer son article à la demande de son employeur, mais son article a tellement d'interêt. Les blogs vont peut-être faire cesser les magouilles qui gèrent notre pays ... Il n'est pas question de dire du bien ou du mal de Sarkozy, ou de ramener des lecteurs à Pointblog ; il s'agit de faire d'internet une source d'information complète, qui évitera à la campagne présidentielle de devenir pour les électeurs Français un choix entre deux monstres de communication qui n'auront eu cesse de contrôler quels mots doivent filtrer ou pas ! Ce texte de Bazin en dit beaucoup, et le journalisme manque de cette diversité d'informations qui nous font mieux connaître nos candidats.
Ceux qui pensent que ma vision des choses est utopiste au regard du capitalisme ambiant dans la presse française, ceux-là soutiennent la grande comédie que devient le débat politique.

par Simon le 10 décembre 2006 à 19:36



Raymond n'est pas hors sujet, il y a du contenu dans l'article de Bazin qui renvoie à des questions, tout le monde semble l'oubier? Facile de faire de l'info en oubliant l'enjeu...

par Cyrille le 11 décembre 2006 à 01:42



Question con, mais question quand même. Comment la source du billet de Laurent Bazin se retrouve sur les blogs de morandini et celui-ci ?? Qui a diffusé, j'pense pas que ce soit bazin ?

par Franck le 11 décembre 2006 à 04:09



On apprend pas grand chose sur un dîner off, mais c'est tout de même intéressant à lire.

Un post que je n'aurai jamais lu s'il n'avait pas été effacé sur son blog d'origine !

par Thomas le 11 décembre 2006 à 05:14



Comme quoi, on a beau supprimer un billet, le web a une mémoire et les bloggeurs aussi :)

par bk le 11 décembre 2006 à 11:07



Dans un monde où le droit à la copie tend à rendre son dernier souffle face à la dictature des licences - ne dites plus "je vends", dites "je (con)cède une licence", je trouve la capacité de copillage salutaire. Merci pour cette copie intégrale.

Ma défiance profonde des artistes du 4ème pouvoir ne se trouve guère ébranlée par ce billet. Il aurait pu faire une bonne chronique, du temps où le journalisme s'attardait davantage au contenu qu'au contenant qu'aux actionnaires.

par Suske le 11 décembre 2006 à 12:03



si certains doutaient encore du sens moral de Sarkozy, des ses bonnes manières, de son respect de la démocratie et de la liberté de la presse, ils sont servis (sans jeu de mots) ; c'est homme est dansgereux, faites le savoir, c'est urgent, notre liberté pourrait bientôt être en cause

par villepinay le 11 décembre 2006 à 18:23



Aucun intérêt, en fait, cet article. On n'apprend strictement rien. Ou plutôt si: que sarkozy ne doit pas aimer les "off", puisqu'il ressert aux journalistes des pans relookés de ses anciens discours, plutôt que de leur donner de vraies infos (car c'est ce qu'ils sont venus chercher, de l'info: c'est la rédaction d'I-télé qui a demandé, et obtenu, ce déjeuner. Pas l'inverse). Chiant comme tout!

par Vrilles le 11 décembre 2006 à 21:05



Les trackbacks ne fonctionnent pas alors je t'annonce avoir repris une partie de ta note.

par Arnaud le 12 décembre 2006 à 01:23



Franchement, Sarkotruc se fait un plan de séduction des médias A NOS FRAIS: rend l'argent Nicolas !!!
Ségolène est au moins a commencer à décompter les dépenses sur les frais de campagne !

par gabur le 12 décembre 2006 à 14:12



J'ajouterais: MERCI d'avoir re-publié le contenu du billet !

par gabur le 12 décembre 2006 à 14:13



MAIS AU MOINS LISEZ CE QUE SARKO DIT!: il ne fera pas plus de 2 mandats...on devrait être rassurés: pas de présidence à vie. La raison? Président ça paye pas! Alors il ira faire du fric après, comme ...président d'une compagnie que ses copains lui gardent au chaud. C'est ce qui s'appelle avoir une vocation pour exercer le mandat sacré de président de la République Française! Et il confie qu'il va nous présider - au fond- parce qu'il se sent forcé de répondre à tant d'espoir. Sans quoi il irait ''faire du fric'' tout de suite. Mais délivrons le, ce pauvre Monsieur, d'une si lourde obligation de se sacrifier! C'est absolument dégoûtant.

par PlusDeLumière le 13 décembre 2006 à 03:32



merci d'avoir publié ce petit billet je viens d'ecouter laurant bazzin sur rmc dans l'emission des grandes gueules et quand je suis parti voir son blog malheureusement je ne l'ai pas trouvé.
bravo de faire diffuser l'information de nouveau.

par mc le 13 décembre 2006 à 13:27



Pourriez-vous soigner un peu plus votre orthographe, svp ?
On parle sans cesse d'"école nouvelle" ; ne peut-on pas revenir à l'ancienne, tout simplement?

par Jièl le 13 décembre 2006 à 16:56



On apprend rien dans ce texte. Et j'aimerais que les journalistes sortent aussi les Offs sur Royal, car y a moyen de rigoler....mais c'est trop leur demander .....c'est si tendance de taper sur Sarko...Moi, cest sego qui me fait peur, car comme autocratique, on fait pas mieux....demandez comment elle traite son entourage....

par Colombe le 14 décembre 2006 à 10:29



BOURRE DE FAUTES D'ORTHOGRAPHE

par ZITO le 18 décembre 2006 à 12:13



Non seulement il n'y a aucun respect du droit de l'auteur mais aucune source n'est citée.Plagiat pur et simple.Dégueu, à vomir. Ce qui ne donne aucune crédibilité au contenu copié,et ainsi pas envie de le lire.
La déontologie de base de tout média est de citer ses sources, date, url, copyright, etc...

J'aimais bien pointblog mais là je boycotte

par Kiwi le 25 décembre 2006 à 00:22



Mort de rire, comme si tout ca etait vrai, quelle bonne blague ^^
On peut ecrire n'importe quoi sur un blog, et avoir dejeuner avec sarko meme, hahaha.

par mdr le 9 janvier 2007 à 04:11



Au contraire, tous les posts dénonçant les dérives du petit Sarko qui sont tout à fait vérifiables dans son comportement général, ont très cerné tous ses travers. Ce qui me fait penser que si le Net avait existé dès les années 20, Adolphe se serait pris une taule en 33 et d'autres dictateurs après lui dans les pays suffisamment évolués. Vive le Net qui devient le 4e pouvoir à la place de ces médias aux ordres. ARAMIS

par aramis le 23 janvier 2007 à 12:47



Censure quand tu nous tiens, je croyais que le but d'un journaliste était de faire connaître la vérité etc ...
je trouve cet article plus qu'utile, ce n'est pas le sarko qu'on a l'habitude de voir à la TV ou a la radio mais le vrai sarko.
Ca fait aussi un peu peur :)

en tout cas je poste ca aussi sur mon blog

par baby le 26 novembre 2007 à 11:09





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