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Toussaint : un blog sur la mort avec le groupe Bayard

Publié le 26 octobre 2006 à 13:25

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Une initiative originale du groupe de presse Bayard qui, à l'occasion de la Toussaint, propose, jusqu'au 3 novembre, un blog sur la mort.

Ce blog collectif permet à Sophie de Villeneuve, rédactrice en chef de Croire.com, René Poujol, directeur de la rédaction du Pèlerin, Jean-Luc Pouthier, directeur des rédactions des magazines Le Monde de la Bible et Croire Aujourd’hui, et au père Jacques Nieuviarts, bibliste, de dialoguer avec les internautes.

Par Gilles Klein - Dans la catégorie En direct
Permalien - Commentaires (8)


Commentaires sur ce billet :




Bonne idée, mais pourquoi se cacher derrière un sujet dont effectivement on ne parle pas assez -la mort- pour parler de religion. Ce n'est pas la même chose. Cela me semble maladroit dans une époque où l'on sent le religieux poindre son nez à tout bout de champ... Issue de parents catholiques croyants et pratiquants, mais personnellement sans croyances ni pratiques religieuses aucunes, cette manière de faire a le don de m'agacer, voire de me faire peur. Rien de pire que le prosélytisme. Enfin c'est vrai que dans cette ère de publicité à outrance, pourquoi pas la religieuse, bon d'accord, vu comme ça. Bon vent, malgré tout.

par anne le 26 octobre 2006 à 17:30



Rien de caché, pas de "publicité" semble-t-il, les initiateurs du blog sont clairement identifiés, et le blog évoque La Toussaint, une fête religieuse.

par Gilles Klein le 26 octobre 2006 à 20:36



MORT.

1. Une des dix plaies de l’humanité. La mort est la fin de la vie, c’est-à-dire qu’il n’y a plus rien après, rien sinon l’inexistence. Et ne plus exister est une idée insupportable pour l’homme. Quand le mot fin apparaît sur l’écran de la vie, la lumière ne se rallume pas dans la salle et on ne se lève pas. Pour se rassurer, on se dit que ce n’est qu’une hypothèse et, par précaution, on adhère à une religion ou bien tout simplement on oublie d’y penser. Dieu sait si on en a imaginé des scénarios sur ce qui se passe après : vie éternelle, accueil par Saint Pierre, jugement devant Dieu, retrouvaille avec tous ceux qu’on a aimés, réincarnation en son animal préféré, fantôme qui hante les châteaux,… Pourtant, jamais aucun sondage, aucun prime time ou docu-fiction, aucun talk-show où ça se discute, aucun rapport au gouvernement, aucun observatoire, aucune campagne de sensibilisation ne posera la question capitale : comment, au fond de votre intime conviction, vous préparez-vous à la mort ? La mort n’est pas un phénomène de société. Ben merde alors ! D’un autre côté, imaginez la vie invivable qui serait la notre si nous étions immortels. Louis XVI faisant un pied de nez au peuple en montant sur l’échafaud, Napoléon I, Napoléon III, de Gaulle, Arlette Laguiller… éternellement mis en concurrence à l’élection présidentielle, Jean-Paul II en visite à Moncuq, dernier village mondial qui ne l’avait pas encore accueilli, mes noces d’éternité (500 ans de mariage) avec la même épouse, la fin de la retraite par répartition… et toujours le même Président. Ça donne le frisson, non ?

2. (Médical) Il n’y a pas de définition incontestable de la mort, ou plutôt il y en a trop : la mort clinique (regard fixe et encéphalogramme à plat sont de mauvais signes), la mort cérébrale (destruction massive du cerveau mais le corps est toujours là, en coma dépassé, comme pour narguer la science), la mort physiologique ou cadavérique (raide, le cadavre se vide), la mort biologique (avec émission d’odeurs nauséabondes, là ça sent vraiment mauvais), la mort fonctionnelle (c’est presque fini mais la barbe et les ongles continuent à pousser), la mort administrative enfin (formulaire à remplir en triple exemplaire). On s’y perd un peu, comme dit le médiaticien. Ça vous étonne après ça qu’on enterre des morts vivants ? Et dire que nous allons tous passer par là ! Après tout on n’est pas à un quart d’heure près, mais quand le quart d’heure dure des années, les héritiers s’impatientent. Citations : [1] Le premier homme qui est mort a dû être drôlement surpris (George Wolinski). [2] Tout finit bien puisque tout finit (Jacques Chardonne). [3] Le temps d’apprendre à vivre, il est déjà trop tard (Louis Aragon). [4] L’éternité c’est long, surtout vers la fin. (Woody Allen). Synonymes. Trouver la mort c’est perdre la vie. Faux amis. Donner la mort n’est pas un geste de générosité.

C'est dans le dictionnaire des médiaticiens et de politiciens http://mediatic-dico.com

par Nick Lepaf le 28 octobre 2006 à 04:33



ma mort un passage vers la transformation de la vie dans l esprit entre vers la vie etrnelle en dieu

par robert paul joumier le 31 octobre 2006 à 13:30



la toussaint n est pas la fete des morts ce jours c est la fete de la vie partager en la prescence de dieu sur la terre car nous sommes l image variees de dieu tous a etre appeler a devenirent serviteurs de l autre dans la lumiere de la force de dieu en nous

par robert paul joumier le 31 octobre 2006 à 13:35



Bonne initiative de Bayard. Les forums de La Croix sont un peu difficiles à suivre avec leurs différentes bifurcations.

Holy Wins ce soir, donc. L'occasion de rappeler que la Toussaint est une fête de la vie et qu'on fait mémoire de nos morts le 2 novembre... L'occasion aussi d'exprimer mon exasperation devant ce que les incroyants assènent à tout bout de champ à propos de ceux qui croient: qu'il n'y a que des vieux qui croient et pratiquent car ils ont peur de mourir. Et alors? La conscience de mourir est le début de la sagesse humaine: on comprend ses limites, on perd sa grosse tête, on apprend la souplesse, l'indulgence, à compter sur les autres... Etla sagesse a la caractéristique de venir avec l'âge. La conscience que j'allais mourir m'est venue à 30 ans (j'en ai 36) et cela a été le début de ma conversion. Avant je ne comptais que sur moi, ne parlais pas de mes problèmes, étais obsédée par ma carrière, ne faisais pas facilement confiance etc. La limite humaine m'a appris plus d'humilité, de douceur, de bienveillance.

Ce n'est pas pour rien que les Romains partageaient aussi la même conception, bien avant le Christianisme: lors du triomphe d'un général, celui qui lui tenait sa couronne de lauriers lui répètait pendant le cortège "souviens-toi que tu es mortel" pour ne pas qu'il prenne la grosse tête et se transforme en dictateur. Pourquoi ce qui est sain dans la sagesse antique serait une peur indécente chez les Chrétiens?

Et comme dit mon accompagnateur spi: croire à la résurrection du Christ et donc à la nôtre, en quoi est-ce moins intelligent que de croire qu'on vient d'un grand trou noir, qu'on va vers un grand trou noir et qu'on se fait chier entretemps?

par Artemis le 31 octobre 2006 à 21:18



La mort

On ne peut connaitre la vie quand on est vivant
on ne peux connaitre la mort quand on est mort.
Alors ou est la différence.

par hunter le 21 décembre 2006 à 14:10



tout a fait d'accord avec ta conception ....ouff enfin un peu de realité !!et puis ...merci de pouvoir encore emettre quelques idées le temps qu'il nous reste .

par gaby le 29 mai 2007 à 23:01





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